да павелічэння заражэння, звязанага з Covid-19, у кулуарах чвэрцьфіналу?

да павелічэння заражэння, звязанага з Covid-19, у кулуарах чвэрцьфіналу?

Le match de la France en quarts de finale de la Coupe du monde ce samedi se regardera certainement à l’intérieur, aux vues des températures négatives attendues, or on sait que les lieux fermés, et mal aérés, sont plus propices à la contamination.

Le nombre d’hospitalisations de patients atteints du Covid-19 continue d’augmenter avec 6036 hospitalisations sur la semaine dernière (+15,9%) et 556 admissions en soins critiques (+12,1%), d’après Santé publique France. Dans le même temps, des épidémies de grippe et de bronchiolite sont en cours, sans compter la circulation saisonnière de virus hivernaux.

Les autorités sanitaires incitent donc fortement à respecter les mesures barrières et à porter le masque dans les espaces clos, comme les transports en commun, pour limiter les contaminations. Mais, alors que les températures doivent descendre sous 0°C ce week-end, le match France-Angleterre des quarts de finale de la Coupe du monde devrait attirer les supporters dans des lieux fermés et potentiellement peu aérés, et donc entrainer des situations plus propices à la transmission.

L’étude Comcor de novembre 2021 identifiait ainsi les bars en intérieur et les soirées privées « comme lieux de transmission du variant Delta chez les moins de 40 ans ». Il avait été noté que ces transmissions avaient en particulier eu lieu entre le 9 juin et le 9 juillet.

« Cette période correspond à celle de l’Euro de football, ce qui laisse supposer que les réunions de supporters à l’occasion des matchs ont pu jouer un rôle dans la propagation du virus », expliquait alors l’Institut Pasteur.

Des lieux moins aérés où l’on consomme sans masque

Le risque de contamination « augmente avec le temps passé dans un même endroit » notamment quand il est mal aéré, explique à BFMTV.com l’épidémiologiste Mircea Sofonea.

Or, avec l’hiver et les températures basses attendues samedi soir, il y a de bonnes chances que le match ne se regarde pas en terrasse, et tous les bars ne possèdent pas de systèmes de ventilation efficaces, permettant d’aérer la pièce et de renouveler l’air. La même remarque peut se faire pour les soirées privées. Pour rappel, l’aération est une des mesures clefs pour limiter la propagation du Covid-19,

Mircea Sofonea rappelle en effet que le SARS-CoV-2 se transmet par gouttelettes expulsées par des personnes contaminées. Et dans des lieux comme les bars, où les individus présents boivent et mangent, le risque de laisser échapper des aérosols est plus fort. De plus, dans un contexte festif comme peut l’être un match de football, il y a de fortes chances que les spectateurs crient ou au moins parlent fort, ce qui accroît encore les chances de diffuser des aérosols.

« Le virus peut se propager lorsque de petites particules liquides sont expulsées par la bouche ou par le nez quand une personne infectée tousse, éternue, parle, chante ou respire profondément », explique l’Organisation Mondiale de la Santé. « Ces particules sont de différentes tailles, allant de grosses ‘gouttelettes respiratoires’ à des ‘aérosols’ plus petits », est-il précisé.

Les bars font aussi partie des lieux de passage, où différentes personnes se croisent et se mélangent, créant un brassage de population qui peut naturellement encourager l’épidémie.

Comment limiter les risques de contamination dans les bars?

Mircea Sofonea conseille donc à ceux qui voudraient absolument regarder ce quart de finale depuis un bar de « limiter la durée de sa présence à l’intérieur, si c’est possible de sortir de temps en temps » pour limiter son exposition. À l’intérieur, il recommande de se poster à proximité de la porte d’entrée, pour avoir de l’air renouvelé quand elle est ouverte, ou près d’une fenêtre que l’on peut ouvrir.

« On peut aussi chercher un bar moins bondé, ou qui possède une bonne ventilation », ajoute l’épidémiologiste, qui conseille également de commencer à se rendre au match « par petits groupes ».

Dans les situations à risque comme celles-ci, il est aussi bon de se faire dépister en amont et en aval du rendez-vous, et « bien évidemment de porter un masque FFP2 », rappelle Mircea Sofonea. Les personnes fragiles sont également appelées à se faire vacciner contre le Covid-19, mais aussi la grippe.

Dans un document à destination des supporters se rendant au Qatar pour assister à la Coupe du monde, la FIFA (Fédération internationale de Football) leur recommande de se « laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon ou du gel hydroalcoolique », de se faire tester en cas de symptômes du Covid-19 ou encore de « porter un masque couvrant votre bouche et votre nez ».

« La meilleure prévention c’est la non-exposition »

« La meilleure prévention c’est la non-exposition », déclare Mircea Sofonea, qui encourage à « reporter une exposition non-indispensable. Nous sommes tous un maillon de la chaîne de transmission, nous avons tous un rôle à jouer ».

Ce rendez-vous pourrait en effet créer des clusters par endroits, trois semaines avant les fêtes de fin d’année, alors que les services hospitaliers craignent la saturation de leurs services. « Ce week-end et la semaine qui vient détermineront le niveau de contamination pendant les fêtes », souligne l’épidémiologiste.

Interrogé sur les risques épidémiques pour les fêtes de Noël, Philippe Amouyel épidémiologiste et professeur de santé publique au CHU de Lille, avait déjà appelé à « anticiper » la vague à venir. « En un mois, on peut écraser une vague naissante » mais pour cela, il faut « reprendre les habitudes de distanciation sociale. »

Salomé Vincendon

Salomé Vincendon Journaliste BFMTV

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